Sicame

« La générosité n’est qu’une indifférence qui se donne des airs. » – Claude Aveline

Motivation 2007: 28 novembre

Classé dans : N'importe quoi, lecture, vie — sicame @ 1:33

«La maîtrise du langage ouvre de nouvelles portes dans la maîtrise de la pensée.»

 

      - J. Hamburger

 

Arnaque, chat et une otite 2007: 28 novembre

Classé dans : N'importe quoi, Robby, cash — sicame @ 12:54

Robby

 

Je vous présente Robby, mon chat. Bien qu’ici je devrais peut-être dire Robby-mon-chat-qui-mange-une-crevette.

 

Il y a presque cinq ans maintenant que Robby est venu miauler à ma fenêtre par un soir de tempête, gelé jusqu’à l’os, ne pouvant plus bouger une de ses petites pattes. Je m’étais juré ne pas avoir de chat parce que, à cette époque, j’arrivais à peine à prendre soin de ma petite personne; je ne voyais donc pas l’utilité d’ajouter un animal de compagnie à mes devoirs. Inutile de dire que, finalement, il n’a pas miaulé plus de deux minutes avant que je le laisse entrer. Il n’est jamais reparti depuis… enfin, oui, il est sorti plusieurs fois mais, il revient toujours.

 

Robby a une infection à l’oreille depuis quelques jours. Une otite, en fait. Ce soir, je suis entrée pour la première fois dans une clinique de vétérinaire. Mon chat avait déjà eu quelques légers malaises par le passé mais ceux-ci ne me paraissaient pas assez sérieux pour passer en clinique.

 

J’ai toujours cru que les vétérinaires avaient de grosses tendances à l’arnaque. Me basant sur des faits, bien sûr! Il me semble que chaque fois qu’une de mes connaissances me parle d’une anecdote de vétérinaire (pas que ça arrive tous les jours, mais bon), il est toujours question de sommes faramineuses dépensées souvent pour des raisons douteuses, à mon avis.

 

Par exemple, une de mes amies qui n’est pas très riche a voulu faire examiner son chat (qui ne sort jamais de l’appartement), mais n’a trouvé aucun vétérinaire près de chez elle qui veuille le faire, à moins qu’elle le fasse vacciner sur-le-champ. Une histoire d’association des vétérinaires qui a décidé que tous les animaux doivent être vaccinés minimum une fois l’an pour être admissibles dans leurs cliniques. Le vaccin à lui seul coûte au moins cinquante balles. Il me semble que c’est cher payé pour un vaccin qui risque fort d’être inutile puisque le chat n’est jamais en contact avec d’autres animaux. D’un autre côté, je n’y connais vraiment rien à ce domaine alors, je me trompe peut-être.

 

Quoi qu’il en soit, j’ai été un peu rassurée ce soir. L’examen de Robby combiné à sa médication en plus d’un produit nettoyant pour ses oreilles, tout ça coûte à peine quatre-vingt dollars, ce qui me semble raisonnable. Évidemment, le vétérinaire a fortement conseillé trois vaccins, puisqu’on ne sait pas si Robby en a déjà eu auparavant. Il est aussi un grand aventurier du Vieux-Longueuil! Il a donc une foule d’amis; certains sont fiables, d’autres non. Et puis la rage est transmissible aux humains: un point de plus pour Monsieur Vet. Coût des trois vaccins: 80$. Toujours raisonnable, à mon sens.

 

Supposément qu’un jour il faudra lui faire détartrer les dents, sinon elles vont tomber! Et ça, ça coûte un bras. Mais bon, paraît que c’est pas nécessaire avant un bon bout. Espérons que mon compte en banque me le permettra en temps voulu! Espérons aussi que c’est pas, justement, une arnaque…

 

Tout le monde en parle mais personne n’écoute… 2007: 26 novembre

Classé dans : Fait chier!, télé, vie — sicame @ 11:27

À Tout le monde en parle, hier, Paul Piché a présenté Déjà vu, un essai qu’il a écrit et qui parle d’une théorie selon laquelle l’humanité revivrait sans cesse la période de 1945 à 1980. On pourrait le remarquer dans le domaine de la mode, de la musique, dans certains événements politiques importants, etc. Il y a même une formule mathématique pour accompagner le tout.

 

Personnellement, je trouve la théorie très intéressante car c’est un phénomène qui me fascine depuis longtemps. On ne peut nier qu’il y a sans cesse un retour des styles, par exemple en mode ou en déco. Dans les années 90, ma mère m’a souvent dit, en voyant mes bell bottoms, qu’avoir su, elle n’aurait pas jeté la garde-robe qu’elle portait vingt ans plus tôt afin que je puisse la porter à mon tour. Mais ce n’est pas de ça dont je veux parler.

 

J’ai été déçue de l’entrevue d’hier, surtout des interventions de Dany Turcotte. Oui, la théorie de Piché semble compliquée et peut avoir l’air absurde pour plusieurs mais j’ai eu l’impression qu’il s’agissait plus du fait que le chanteur a écrit un essai. Comme si le résultat n’avait aucune valeur parce qu’il ne venait pas d’un sociologue ou d’un autre spécialiste. Les blagues du fou du roi ont détourné mon attention du sujet principal alors que j’aurais bien aimé en savoir davantage.

 

Merde, dans la vie on fait ce qu’on veut et un être humain peut tout à fait être compétent dans plus d’un domaine! Cette fameuse tendance des dernières années à en vouloir aux chanteurs qui deviennent acteurs, vice versa et ainsi de suite… ça me tape royalement sur les nerfs. En autant que le talent, les compétences ou la volonté y soient, je crois qu’il faudrait donner sa chance à tout le monde sinon, on risque de passer à côté de bien belles choses. Comme dans ce cas-ci, celui de la théorie de Paul Piché, on pourrait ne pas comprendre le message qui dit d’évoluer et d’inventer autre chose plutôt que de stagner.

 

Voilà, j’ai fini de chialer. Bonne journée!

 

Faux-lire les signes (ajustements) 2007: 21 novembre

Classé dans : Fait chier!, Humeurs, vie — sicame @ 1:48

 

Finalement, j’aurais dû dire que les médecins n’avaient jamais trouvé de  source à mon problème. Je viens d’aller passer une échographie de la glande thyroïde et le médecin y aurait vu un nodule, d’où l’impression de boule dans la gorge. Je devrai attendre quelques jours pour plus de précisions du genre «ai-je le cancer?»

 

Est-ce cela qu’on appelle l’ironie du sort?

 

Faux-lire les signes 2007: 21 novembre

Classé dans : Fait chier!, Humeurs, coeur, vie, À faire au lieu de fumer — sicame @ 1:39

La plupart des gens qui me connaissent me qualifient de «relaxe» ou de «pas stressée». Jusqu’à très récemment, je croyais la même chose.

 

Aussi, j’ai toujours pensé, bien naïvement (pour ne pas dire stupidement), que si un jour je développais un problème psychologique quelconque, je le saurais. C’est en y repensant que je réalise à quel point ce raisonnement est con. Anyway

 

Il y a quelques années, j’ai commencé à ressentir quelques malaises physiques assez inquiétant pour la fumeuse-au-mode-de-vie-sédentaire que j’étais: douleurs thoraciques, masse dans la gorge qui rend la déglutition difficile… et plusieurs autres symptômes qui se sont ajoutés à la liste au fil des mois. Au début, j’ai attendu avant d’aller consulter un médecin parce que ces troubles étaient sporadiques. J’ai tenté d’arrêter de fumer à plusieurs reprises, étant persuadée que le tabagisme était la cause de tous ces problèmes qui ne se réglaient jamais définitivement.

 

Ont suivi ensuite les examens médicaux (prises de sang, test de la glande thyroïde, radios…) que je passais toujours haut la main. J’ai souvent fait des recherches sur Internet par rapport aux symptômes que j’éprouvais et laissez-moi vous dire que l’exercice n’a rien de reposant! Les résultats et diagnostics proposés ressemblaient un peu à ceci: cancer du poumon, du larynx, de l’œsophage, fibromyalgie, panoplie de complications cardio-vasculaires, embolie pulmonaire… Pourtant, aucun des médecins consultés ne semblait voir le lien entre mes symptômes et ces maladies.

 

Pour ma part, plus le temps avançait, plus j’étais convaincue de l’arrivée imminente de ma mort. La situation s’est empirée au cours des derniers mois pour enfin atteindre son paroxysme le week-end dernier. Et le choix du mot paroxysme ne saurait être plus juste. Voici la définition qu’en donne le Petit Robert:

 

Période d’une maladie où les symptômes sont le plus aigus. →accès, crise.

 

Vendredi soir, je me sentais comme suit: douleurs aux poumons, oppression thoracique, muscles du cou tendus, masse dans la gorge, brûlement de la peau au niveau du cou et du thorax, pincements (comme une aiguille qui traverse les veines ou je ne sais quoi) dans tout le corps, léger engourdissement du côté droit du visage… Je vivais ces symptômes silencieusement, ne voulant en parler à mon copain, peut-être par peur de paraître folle car j’en parle depuis longtemps ou simplement pour ne pas le déranger…

 

Le soir, une fois au lit, c’est encore pire. Surtout couchée sur le dos. La circulation sanguine ne se fait pas du tout et j’ai le visage tout engourdi, les lèvres qui picotent intensément et par moment, je ne sens plus mes bras ni mes jambes. C’en est trop: je craque. Mon copain me demande si je veux aller à l’urgence. Je veux qu’il téléphone InfoSanté avant parce que je n’ai aucune envie de me déplacer pour qu’on me dise encore une fois que je ne suis pas malade. Seulement, la dame demande à me parler mais j’en suis incapable car je ne sais plus rien faire sauf pleurer et angoisser. Je vais mourir! Ça y est je vais mourir!

 

Évidemment, chère miss InfoSanté ne trouvera aucune explication qui puisse me réconforter et terminera l’appel en disant sur un ton las et vraiment peu convainquant:

 

- J’vois pas mais, si j’étais vous, j’irais quand même consulter un médecin… à cause des picotements aux lèvres.

 

Quelques Plusieurs heures way later, à l’urgence, les maux sont devenus pires que pire et l’évanouissement me menace fréquemment. Une voix venue de l’au-delà crache soudain: «six-cent-soixante-treize, salle un». Ça me donne envie de pleurer de soulagement. C’était bien sûr avant d’attendre encore un bon cinq minutes, dans la salle un, l’infirmière qui allait prendre ma pression qui serait, semble-t-il, «parfaite». Elle irait ensuite chercher le médecin qui allait me faire languir durant assez de temps pour que je pense mourir cent fois.

 

Quelle joie ce fut de voir la porte finalement s’ouvrir sur une médecin-travaillant-dans-le-système-de-santé-du-Québec qui m’aborda avec condescendance, je-m’en-foutisme ou air blasé (je ne saurais trop dire). Quelle vague de chaleur ce fut aussi de l’entendre me dire que «en médecine, il faut des symptômes précis pour mener à un diagnostic précis» (veuillez vous référer ici à la liste de symptômes donnée cinq paragraphes plus haut et jugez par vous-même de l’«imprécision» des données). Ça a l’air que si j’avais eu une irruption des boutons, à ce qu’elle dit, ça aurait fait toute une différence. J’eu donc droit à une prescription de tests sanguins et au doux conseil d’aller consulter un autre médecin si les symptômes persistent. Ils persistent depuis des années m’dame!!! Ce pourrait aussi être le stress, dit-elle avant de me laisser seule-sur-le-bord-d’une-crise-de-nerfs.

 

En voiture, de retour vers la maison, j’ai pleuré, pleuré, pleuré. Y a vraiment de quoi être en détresse quand vous sentez votre corps s’effondrer mais que les professionnels de la santé n’y voient rien.

 

Heureusement, Chenzo était là pour me supporter, même s’il ne comprenait pas tout, lui non plus. Nous avons longuement parlé de la situation pour finalement nous arrêter sur la dernière remarque du médecin: c’est peut-être le stress.

 

J’ai tout fait le reste du week-end pour RE-LA-XER. Bains chauds, tisanes, massages… et je dois dire que ça eut un certain effet. Faible mais quand même…

 

Puis à force d’y penser, j’ai fini par réaliser que, oui, c’est le stress. L’anxiété, même. Anxieuse???? Moi!? Merde! Je suis anxieuse!

J’ai toujours cru être une personne assez calme et relativement en possession de ses moyens et de ses émotions. J’avais tout faux puisque ce n’est plus le cas depuis longtemps et que mon état s’est aggravé récemment. Prenez l’épisode de la Hantise, par exemple. J’aurais dû le voir avant, il me semble! C’est de l’anxiété.

 

Un petit retour sur Internet en ajoutant «stress» aux critères de recherche m’a permis de découvrir une foule de gens victimes des mêmes manifestations corporelles que les miennes. Et je dis bien toutes les manifestations. Lorsque je trouvais des liens entre mon état et, par exemple, des cancers, seulement quelques-uns de mes maux entraient en ligne de compte. Dans le cas de l’angoisse et du stress, plusieurs gens ont témoigné d’un état physique ainsi que d’un cheminement médical identiques aux miens.

 

Dire que depuis des années, je m’inquiète de mon état physique alors que c’est dans ma tête que j’aurais dû travailler. Et c’est tellement sournois comme envahissement. J’veux dire, on a tous des préoccupations, banales ou pas, qui trottent en tête de temps à autres. Moi, j’ai tassés et retassés certains de ces problèmes (que je croyais anodins) en pensant les oublier, éventuellement. Mais il y a que quand la tête perd le contrôle, le corps prend souvent les coups. Et ça, je le sais, mais je ne le voyais pas venir. Pas chez moi.

 

C’est donc à ceci que je voulais en venir: moi, qui ai cru longtemps ne jamais perdre le contrôle de mes pensées, me voici aujourd’hui prise de troubles d’anxiété ET hypocondriaque.

 

À ajouter à ma liste de «choses à faire au lieu de fumer»: méditation et yoga (en attendant d’aller consulter.)

 

«Maladie» (ou l’instinct de la bête) 2007: 16 novembre

Classé dans : Blogroll, Fait chier!, coeur, lecture, sex, vie — sicame @ 12:18

Je viens tout juste de terminer la lecture d’un billet du Voyou du Bayou qui a provoqué une réaction assez forte en moi. Surtout les extraits suivant:

 

«Comme c’est triste d’être près physiquement de quelqu’un mais de s’en sentir si loin mentalement…»

 

« …je pourrais être en train de faire preuve de malhonnêteté envers moi-même en me faisant croire qu’honorer une succession de filles dont je n’ai rien à foutre est bon pour le moral.»

 

C’est qu’au cours des derniers mois, plusieurs gars de mon entourage ont traversé cette crise qui semble presque contagieuse; celle qui fait que l’homme, lorsque l’instinct primaire le prend, est persuadé que pour que la vie vaille la peine d’être vécue, il faut ABSOLUMENT baiser le plus grand nombre de filles possible. Ce maudit instinct animal et sexuel qui lui fait perdre le nord. En période fiévreuse, à peu près rien ne compte sauf la débauche.

 

Bien sûr, ils ne sont pas tous comme ça. Bien sûr, je ne peux parler que de ce dont j’ai été témoin. Oui, il y a des filles qui se comportent de même, mais vous conviendrez qu’il faut les chercher longtemps alors qu’on peut probablement tous nommer au moins un gars aux prises avec «la maladie».

 

Je sais, je comprends, qu’on ne peut rien y faire à part peut-être éviter de fréquenter une personne de ce genre si on n’aime pas (encore faut-il savoir à quoi s’attendre). Mais les conversations à ce sujet ont été présentes autour de moi plus souvent que je ne me souvienne et parfois je trouve ça tellement frustrant! De voir un gars et une fille parfaits l’un pour l’autre sauf pour ce détail. Lui l’aime tellement mais ne peut lui promettre fidélité éternelle car il se connaît trop et elle n’est pas d’accord mais refuse de le quitter toujours par amour. Résultat: ils souffrent tous les deux malgré que tout le reste aille à merveille.

 

Il y a aussi tous ces couples brisés à cause de l’infidélité qui finit par se pointer un jour ou l’autre quand on ne s’y attend pas nécessairement. Et puis ceux qui se laissent parce qu’ils ont peur de «passer à côté de quelque chose de mieux, ailleurs». Personnellement, je suis de celles qui se demandent pourquoi on changerait une recette gagnante. Je ne parle pas ici de rester absolument dans une relation-qui-va-assez-bien-et-pas-du-tout-mal. Je parle d’une vraie belle relation qui fait encore grandir et dans laquelle on a réellement envie d’avancer. Sinon, si t’as plus envie d’être avec quelqu’un, dis-le, c’est tout….

 

Mais bon. Moi, ce que j’ai remarqué autour, dernièrement, c’est que souvent il y a du dommage quand le radar masculin allume.

 

En discutant avec ces mecs et avec d’autres pour qui la fièvre est passée depuis belle lurette, dans l’espoir qu’ils m’apportent des explications claires et nettes qui justifieraient dans mon esprit ces actes et pulsions, j’ai surtout réalisé qu’au bout du compte, la plupart arriveront aux mêmes conclusions mais que pour ce faire, il n’y a qu’un seul chemin, que même Voyou du Bayou a suivi: il faudra les baiser, ces filles. Quelques-uns y prendront goût mais plusieurs finiront par arrêter de «se faire croire». Ce qui m’attriste dans cette histoire, ce sont les cœurs brisés et les larmes versées sur ce chemin.

 

* * *

 

J’ai écrit assez spontanément et j’arrêterai ici car expliquer clairement le fond de ma pensée serait beaucoup trop long puisque ce sujet est étroitement lié à bien d’autres (union libre, par exemple). De nouvelles questions me hantent aussi mais ce sera pour une prochaine fois.

 

Procrastination 2007: 15 novembre

Classé dans : N'importe quoi, travail — sicame @ 10:58

«Le talent nous place certes sur le chemin du succès; mais seul le travail nous y conduit.»

- Anonyme

 

 

Trop de gens ont tendance à l’oublier.

 

Home sweet home 2007: 14 novembre

Classé dans : Humeurs, coeur, famille, vie — sicame @ 12:59

De retour d’un week-end au Nouveau-Brunswick chez la famille et les amis. Ça a fait du bien mais comme toujours ce fut trop court. Un retour aux sources «en concentré».

 

Les journées sont à passer avec m’man et p’pa. On invite ma grand-mère à l’heure des repas (du souper le plus souvent) puis on jase en prenant un digestif. Le soir venu, Chenzo et moi allons rejoindre mes amis que j’aimerais voir beaucoup plus souvent. On réunit le plus de monde possible mais il en résulte qu’il ne reste plus de temps à passer en tête-à-tête avec quiconque. Et je finirai toujours par culpabiliser à cause de ceux à qui je n’aurai pas fait signe non par désintérêt mais plus par un semblant de priorité.

 

Finalement, une case à l’horaire doit être réservée au calme et à l’air frais en compagnie de Chenzo. Nous allons là-bas pour nous reposer après tout! Cette fois, ce fut une longue marche en forêt dans l’après-midi de samedi et, durant la nuit, la fameuse observation du ciel qui est tellement étoilé lorsque les nuages se cachent.

 

Le départ arrive en même temps que le stress recommence lundi matin alors qu’il faut entasser un maximum de bagages et de marchandise dans la voiture. C’est que mes parents sont d’une générosité presque malsaine qui fait qu’avant chaque retour, je dois faire le plein de tout ce qu’on peut imaginer, de l’utile à l’absurde. Ce manège dure depuis si longtemps que je ne suis même plus capable de sourire en les remerciant.

 

Je sais que plusieurs aimeraient avoir cette chance, que «c’est pas tous les parents qui-sont-gentils-comme-ça», et que j’ai vraiment l’air de la pire des chialeuses en écrivant ceci mais il faut bien comprendre; je suis vraiment entièrement reconnaissante et ne pourrai jamais assez remercier mes parents pour tout ce qu’ils font pour moi mais là, et depuis quelques années, je me sens comme un bébé qu’on gave de n’importe quelle purée, qu’il en ait besoin ou pas, qu’il ait faim ou non. Un bébé à qui on fourre la cuillère en bouche pour se satisfaire en se disant que comme ça, c’est certain qu’il a assez mangé; même s’il s’agit de purée de MacDo, on aura fait son boulot parce qu’on l’aura fait manger et qu’il sera plein… bon, je réalise que je viens de déraper pas à peu près alors revenons au sujet de départ.

 

Disons donc que la détente de la campagne s’envole au moment où j’enfile mes souliers pour «paqueter l’char». Sur la route, le trafic s’amplifie graduellement pour devenir carrément agressant arrivé en ville mais cette impression n’est que temporaire puisque après quelques minutes dans un bouchon de circulation, on oublie qu’à peine cinq heures plus tôt, on nageait entre deux montagnes rondes en écoutant le chant des animaux plus souvent que celui des moteurs.

 

Me voici donc, revigorée, les deux pieds à nouveau dans cette routine que j’aime bien, prête à attaquer ces piles de livres sur mon bureau.

 

Franchement, faudrait en revenir! 2007: 8 novembre

Classé dans : télé — sicame @ 11:36

Y a tu juste moi qui trouve que les lofteurs sont trop braillards cette année?

 

J’suis encore traumatisée de la semaine dernière quand Vincent et Francis ont été évincés.

 

J’veux bien comprendre que, enfermés entre quatre murs pendant aussi longtemps avec les mêmes personnes, on puisse créer des liens assez spéciaux avec les autres et, aussi, bien sûr, qu’à la place des lofteurs, je serais peut-être frustrée de voir n’importe qui sauf Sébastien partir (quoique je serais probablement du genre à être amie avec lui, tellement il est bizarre et, du coup, je serais la première à tomber dans son piège…) mais merde! Ils sont pas morts Vincent et Francis! Vous allez les revoir dans pas si long! Et puis ça fait partie du jeu, non? Si vous voulez gagner, va falloir laisser les autres partir, il me semble.

 

Bref, je n’ai vraiment rien compris à la crise de larmes de ce gala.