Sicame

« J’appelle bourgeois quiconque renonce à soi-même, au combat et à l’amour, pour sa réussite. » - Léon-Paul Fargue

«Maladie» (ou l’instinct de la bête) 2007: 16 novembre

Classé dans : Blogroll, Fait chier!, coeur, lecture, sex, vie — sicame @ 12:18

Je viens tout juste de terminer la lecture d’un billet du Voyou du Bayou qui a provoqué une réaction assez forte en moi. Surtout les extraits suivant:

 

«Comme c’est triste d’être près physiquement de quelqu’un mais de s’en sentir si loin mentalement…»

 

« …je pourrais être en train de faire preuve de malhonnêteté envers moi-même en me faisant croire qu’honorer une succession de filles dont je n’ai rien à foutre est bon pour le moral.»

 

C’est qu’au cours des derniers mois, plusieurs gars de mon entourage ont traversé cette crise qui semble presque contagieuse; celle qui fait que l’homme, lorsque l’instinct primaire le prend, est persuadé que pour que la vie vaille la peine d’être vécue, il faut ABSOLUMENT baiser le plus grand nombre de filles possible. Ce maudit instinct animal et sexuel qui lui fait perdre le nord. En période fiévreuse, à peu près rien ne compte sauf la débauche.

 

Bien sûr, ils ne sont pas tous comme ça. Bien sûr, je ne peux parler que de ce dont j’ai été témoin. Oui, il y a des filles qui se comportent de même, mais vous conviendrez qu’il faut les chercher longtemps alors qu’on peut probablement tous nommer au moins un gars aux prises avec «la maladie».

 

Je sais, je comprends, qu’on ne peut rien y faire à part peut-être éviter de fréquenter une personne de ce genre si on n’aime pas (encore faut-il savoir à quoi s’attendre). Mais les conversations à ce sujet ont été présentes autour de moi plus souvent que je ne me souvienne et parfois je trouve ça tellement frustrant! De voir un gars et une fille parfaits l’un pour l’autre sauf pour ce détail. Lui l’aime tellement mais ne peut lui promettre fidélité éternelle car il se connaît trop et elle n’est pas d’accord mais refuse de le quitter toujours par amour. Résultat: ils souffrent tous les deux malgré que tout le reste aille à merveille.

 

Il y a aussi tous ces couples brisés à cause de l’infidélité qui finit par se pointer un jour ou l’autre quand on ne s’y attend pas nécessairement. Et puis ceux qui se laissent parce qu’ils ont peur de «passer à côté de quelque chose de mieux, ailleurs». Personnellement, je suis de celles qui se demandent pourquoi on changerait une recette gagnante. Je ne parle pas ici de rester absolument dans une relation-qui-va-assez-bien-et-pas-du-tout-mal. Je parle d’une vraie belle relation qui fait encore grandir et dans laquelle on a réellement envie d’avancer. Sinon, si t’as plus envie d’être avec quelqu’un, dis-le, c’est tout….

 

Mais bon. Moi, ce que j’ai remarqué autour, dernièrement, c’est que souvent il y a du dommage quand le radar masculin allume.

 

En discutant avec ces mecs et avec d’autres pour qui la fièvre est passée depuis belle lurette, dans l’espoir qu’ils m’apportent des explications claires et nettes qui justifieraient dans mon esprit ces actes et pulsions, j’ai surtout réalisé qu’au bout du compte, la plupart arriveront aux mêmes conclusions mais que pour ce faire, il n’y a qu’un seul chemin, que même Voyou du Bayou a suivi: il faudra les baiser, ces filles. Quelques-uns y prendront goût mais plusieurs finiront par arrêter de «se faire croire». Ce qui m’attriste dans cette histoire, ce sont les cœurs brisés et les larmes versées sur ce chemin.

 

* * *

 

J’ai écrit assez spontanément et j’arrêterai ici car expliquer clairement le fond de ma pensée serait beaucoup trop long puisque ce sujet est étroitement lié à bien d’autres (union libre, par exemple). De nouvelles questions me hantent aussi mais ce sera pour une prochaine fois.

 

One Response to “«Maladie» (ou l’instinct de la bête)”

  1. Le Voyou du Bayou Says:

    S’il y a une chose dont je me rends de plus en plus compte avec le temps, c’est le total débalancement de la société en général. Tout plein de gens ont le mal de vivre et c’est le fait de butiner qui les détourne momentanément de leur triste vision de la vie. D’autres ne veulent aucun engagement et optent pour la même chose. Je pense que les déceptions sont souvent en cause, parce que si personne qui nous intéresse ne veut de nous, on se tourne vers des gens qui nous intéressent moins mais qu’on intéresse.

    C’est un gros effet domino dans le fond.

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